La simple garantie des libertés les plus essentielles semble toujours aussi difficile dans les camps de Tindouf

octobre 23, 2014 dans Actualité par aplf

La simple garantie des libertés les plus essentielles semble toujours aussi difficile dans les camps de Tindouf, où les autorités du Polisario, soumises à des contestations régulières, renforcent leur contrôle répressif, a souligné l’Association française de promotion des libertés fondamentales (APLF).

Réagissant à la séquestration par le polisario de la jeune sahraouie Mahjouba Mohamed Hamdidaf qui porte la nationalité espagnole, dans les camps de Tindouf, en violation flagrante des principes les plus élémentaires des droits de l’Homme, le vice-président de l’APLF Christophe Boutin a indiqué que « c’est d’un problème de libertés fondamentales qu’il s’agit, en l’espèce de libre circulation des personnes ».

« Il faut bien évidemment appuyer les recours que l’Espagne ne manquera pas de faire pour obtenir la libération de sa ressortissante dans les plus brefs délais », a-t-il affirmé, se disant surpris du silence de certaines organisations, pourtant si sensibles aux atteintes aux droits de l’Homme dans la région.

M. Boutin a insisté qu’il faut surtout demander une nouvelle fois de revoir le fonctionnement même de ces camps, et que le Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR) admette qu’ils ne peuvent rester sous l’emprise d’une organisation politique. « Le droit international doit s’appliquer à Tindouf comme ailleurs, pour permettre d’éviter de tels dérapages », a souligné le vice-président de l’APLF, rappelant qu’après les émeutes du début de l’année 2014, les camps du polisario de la région de Tindouf font parler d’eux et révèlent les importantes carences de leur gestion.

« Ces camps sont sous contrôle théorique du HCR, mais en réalité sous le double contrôle d’un pouvoir politique, celui du front polisario et de l’Etat algérien, et ce au mépris de toutes les règles internationales en matière de gestion des camps de réfugiés », a-t-il expliqué.

Mahjouba Mohamed Hamdidaf, qui travaille depuis quelques mois pour le compte de la « Marie Curie Fondation Care » à Londres, et qui comptait poursuivre ses études supérieures dans la capitale britannique, s’était rendue l’été dernier à Tindouf pour visiter ses parents biologiques. Elle s’est vue ensuite retirer dans les camps de Tindouf son passeport et son argent pour empêcher son retour en Europe, qui était prévu le 18 août dernier.